Collier d'épaule

En Ardenne, la mécanisation n’a pas sonné le glas du cheval de trait. Si les machines l’ont dans la plupart des cas remplacé dans les champs, il en est autrement dans la forêt. Souple et courageux, le cheval y est un acteur incontournable et le collier, une pièce essentielle pour le tirage des bois.

Le collier est constitué d’une torche (coussin) faite de paille de seigle et de crin. Outre son rôle de confort et de protection des épaules, le rembourrage du collier assure un échange essentiel : la transpiration du cheval est absorbée en grande partie par le crin pour migrer ensuite vers la paille. Ce vieux procédé simple et ingénieux, fait que la transpiration du cheval ne reste pas au niveau des épaules et évite ainsi l’échauffement. La journée terminée, le collier est suspendu et les matériaux continuent leur œuvre : l’humidité migre en sens inverse et est expulsée.

Le collier reste un outil inégalé, fruit d’une lente évolution, chaque génération d’artisans ayant apporté sa petite modification afin de répondre au plus près à sa fonction.